Que faire des bouchons en plastique ?

bouchons en plastique

Les bouchons en plastique font partie des objets de notre quotidien, utilisés notamment pour les bouteilles d'eau, de soda, de lait et autres contenants. Cependant, leur utilisation excessive a des impacts environnementaux importants, notamment sur la faune et la flore de notre planète. Les bouchons en plastique sont l'un des déchets les plus fréquemment retrouvés dans les océans, causant des dommages irréversibles aux écosystèmes marins et à la biodiversité. Face à ce constat, il est important de se demander que faire des bouchons en plastique.

Dans cet article, nous explorerons les différents types de bouchons en plastique, les solutions pour les recycler, les alternatives écologiques, ainsi que les impacts environnementaux de leur utilisation. Nous verrons également comment chacun de nous peut agir pour limiter notre impact sur l'environnement.

Les différents types de bouchons en plastique

Les bouchons en plastique sont des éléments courants dans notre vie quotidienne, utilisés pour fermer des contenants de produits alimentaires, des bouteilles de boissons, des tubes de cosmétiques, etc. Il existe deux types de bouchons en plastique : les bouchons rigides et les bouchons souples.

Les bouchons en plastique rigide sont souvent fabriqués à partir de polymères tels que le polypropylène (PP) ou le polystyrène (PS). Ils sont utilisés pour fermer des bouteilles de boissons gazeuses, des bouteilles de lait, des bocaux de confiture, etc. Les bouchons en plastique rigide peuvent être recyclés et transformés en nouveaux produits en plastique. Ils sont donc une source de matière première pour les industries qui recyclent les plastiques.

Les bouchons en plastique souples, quant à eux, sont généralement fabriqués à partir de polyéthylène (PE), de polypropylène (PP) ou de caoutchouc thermoplastique (TPE). Ils sont utilisés pour fermer des tubes de crème, des sachets de confiserie, des paquets de chips, etc. Les bouchons souples sont plus difficiles à recycler que les bouchons rigides en raison de leur composition et de leur forme. Cependant, certaines entreprises ont commencé à mettre en place des initiatives pour collecter et recycler les bouchons souples.

Bouchons en plastique colorés échoués sur une laisse de mer, main gantée en ramassant quelques-uns
Légers et flottants, les bouchons voyagent loin de leur point de rejet avant de finir sur un rivage.

Les solutions pour recycler les bouchons en plastique

Face à l'impact environnemental négatif des bouchons en plastique, de nombreuses solutions ont été développées pour leur recyclage. Voici quelques exemples de solutions pour recycler les bouchons en plastique :

  1. Le recyclage des bouchons en plastique : Les bouchons en plastique peuvent être recyclés en les triant et en les transformant en granulés de plastique qui peuvent être utilisés pour fabriquer de nouveaux produits. De nombreuses entreprises spécialisées dans le recyclage des plastiques ont commencé à collecter les bouchons en plastique auprès des particuliers et des entreprises pour les recycler.
  2. Les initiatives de collecte des bouchons en plastique : De nombreuses initiatives ont été mises en place pour collecter les bouchons en plastique auprès des particuliers et des entreprises. Certaines communes ont mis en place des points de collecte pour les bouchons en plastique dans les déchèteries ou les supermarchés. Des associations et des entreprises collectent également les bouchons en plastique à travers des opérations de collecte organisées dans des écoles, des entreprises, ou des associations.
  3. Les associations et organisations qui se mobilisent pour le recyclage des bouchons en plastique : De nombreuses associations et organisations se mobilisent pour le recyclage des bouchons en plastique. Parmi elles, on peut citer l'association "Les bouchons d'amour" qui collecte les bouchons en plastique pour financer l'achat de matériel pour les personnes handicapées, ou encore "Bouchons d'espoir" qui collecte les bouchons en plastique pour financer des projets solidaires. Il existe également des entreprises qui se spécialisent dans le recyclage des bouchons en plastique, comme "La boîte à bouchons" qui transforme les bouchons en plastique en mobilier urbain.
Que faire de ce bouchon

Trois situations courantes, trois gestes différents, sans passer par le bac de tri dans tous les cas.

D’où vient ce bouchonQuestion de départAttaché à unebouteille de boissonDétaché, mais issud’une boissonFlacon d’entretien,cosmétique ou pompeLe laisser en placebouteille refermée,non écraséeLe revisserplutôt que le déposerseul dans le bacConsigne localepompe et ressortrelèvent d’un autre fluxUn bouchon seul sur un tapis est trop petit et trop rond pour être reconnu par les machines de tri.
Geste qui préserve la matièreCas à vérifier localement
Lecture : la question n’est pas de savoir si la matière du bouchon est recyclable, elle l’est, mais si l’objet se présente sous une forme que la chaîne de tri sait reconnaître.

Les alternatives aux bouchons en plastique

Il existe aujourd'hui plusieurs alternatives écologiques aux bouchons en plastique, qui permettent de limiter l'utilisation de cette matière polluante. Voici quelques exemples :

  1. Les bouchons en liège : Le liège est un matériau naturel et renouvelable qui peut être utilisé pour fabriquer des bouchons pour les bouteilles de vin ou d'autres boissons. Les bouchons en liège sont également recyclables et biodégradables, ce qui les rend plus écologiques que les bouchons en plastique.
  2. Les bouchons en métal : Les bouchons en métal peuvent être utilisés pour fermer des bouteilles de boissons gazeuses ou de bière. Ils sont recyclables à l'infini et peuvent être facilement séparés du verre pour faciliter leur recyclage.
  3. Les bouchons en plastique biosourcé : Les bouchons en plastique biosourcé sont fabriqués à partir de matières premières renouvelables telles que le maïs ou la canne à sucre. Ils peuvent être compostables ou recyclables, selon leur composition.
  4. Les bouchons en verre : Les bouchons en verre sont souvent utilisés pour fermer des bocaux de conserve ou des bouteilles de vin. Ils sont recyclables et peuvent être réutilisés à l'infini.

Les alternatives aux bouchons en plastique présentent de nombreux avantages. Tout d'abord, elles permettent de limiter l'utilisation de matières plastiques, qui sont souvent polluantes et difficiles à recycler. En optant pour des bouchons en liège, en métal, en plastique biosourcé ou en verre, on peut ainsi contribuer à réduire notre empreinte environnementale.

De plus, certaines alternatives aux bouchons en plastique sont plus écologiques que d'autres en fonction de leur composition et de leur mode de production. Les bouchons en liège, par exemple, sont particulièrement durables et peuvent être réutilisés plusieurs fois. Les bouchons en plastique biosourcé, quant à eux, sont fabriqués à partir de matières premières renouvelables, ce qui les rend plus respectueux de l'environnement que les bouchons en plastique classique.

Bouchons en plastique, faire des bouchons en plastique

Les impacts environnementaux des bouchons en plastique

L'utilisation des bouchons en plastique a de nombreux impacts environnementaux négatifs. Tout d'abord, leur production nécessite des ressources pétrolières non-renouvelables et des émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique. De plus, leur utilisation est à l'origine de la pollution plastique, qui est un grave problème environnemental à l'échelle mondiale.

Les bouchons en plastique ont des impacts sur la faune et la flore de notre planète. Ils peuvent être ingérés par les animaux marins ou terrestres, causant des blocages intestinaux et des suffocations. Les bouchons en plastique peuvent également se fragmenter en microplastiques, qui sont ingérés par les animaux et se retrouvent ainsi dans la chaîne alimentaire.

En outre, les bouchons en plastique jetés dans la nature peuvent prendre des centaines d'années pour se dégrader complètement, ce qui contribue à la pollution de l'environnement. Ils peuvent également être transportés par le vent ou les cours d'eau et se retrouver dans des zones reculées et préservées de la pollution.

Enfin, les bouchons en plastique abandonnés dans la nature peuvent également contribuer à la dégradation esthétique de notre environnement. Les plages, les forêts et les rivières peuvent être envahis par des déchets plastiques, qui ont un impact sur la qualité de vie des populations locales et sur l'attrait touristique des zones touchées.

Pourquoi un bouchon isolé pose un problème de machine

Un centre de tri n’est pas un atelier où des mains trient des objets un par un, mais une succession de machines calibrées pour des formats. Les flux y passent sur des cribles rotatifs, des tables balistiques qui séparent les corps plats des corps roulants, puis sous des têtes optiques qui reconnaissent la matière par spectroscopie proche infrarouge avant d’envoyer une salve d’air comprimé. Chacune de ces étapes suppose un objet visible, d’une certaine taille, présenté à plat sur le tapis. Un bouchon seul, petit, rond et léger, coche exactement les cases inverses. Comprendre cette mécanique éclaire mieux le geste de tri que n’importe quelle liste de consignes.

Ce qui se joue en dessous d’une certaine taille

Les cribles à étoiles ou à disques qui ouvrent la chaîne servent à écarter les fines, c’est à dire tout ce qui est trop petit pour être identifié en aval : morceaux de verre, bouts de papier, débris divers. Un objet passant sous la maille de criblage quitte le flux valorisable avant même d’avoir rencontré la première tête optique. Un bouchon isolé se trouve précisément dans cette zone incertaine où sa taille joue contre lui. Sa forme circulaire n’aide pas davantage, puisqu’il roule sur les tapis inclinés au lieu de rester à plat, et qu’une tête optique dispose d’une fraction de seconde et d’une surface réduite pour décider. Ce n’est donc pas la matière qui pose difficulté, elle est parfaitement recyclable, mais le format sous lequel elle se présente.

Le bouchon solidaire résout le problème par la géométrie

C’est la logique du bouchon attaché, désormais imposé par la réglementation européenne sur les bouteilles de boisson : la charnière conserve au bouchon un support suffisamment grand pour être reconnu et dirigé. Le geste utile a donc changé, et il s’est simplifié : on laisse le bouchon en place, refermé sur la bouteille, sans compresser celle ci dans le sens de la hauteur, car un objet aplati perd les caractéristiques que les machines exploitent. Une bouteille bouchée et non écrasée arrive intacte au tri optique, y est reconnue comme du polytéréphtalate d’éthylène et rejoint la balle correspondante avec son bouchon. Les anciennes consignes demandant de séparer systématiquement les deux se comprenaient à une époque où les chaînes de régénération toléraient mal les corps étrangers ; les procédés ont évolué depuis.

Deux résines qui se séparent dans l’eau

La suite se passe chez le régénérateur, et repose sur une propriété physique élémentaire. Le corps de bouteille en polytéréphtalate d’éthylène a une masse volumique nettement supérieure à celle de l’eau, tandis que les bouchons en polypropylène ou en polyéthylène haute densité flottent, leur masse volumique restant inférieure à 1. Après broyage de la balle entière, les paillettes passent donc dans un bain où les flocons de bouchon remontent en surface pendant que le PET se dépose au fond, ce qui règle mécaniquement une séparation que personne n’aurait le temps de faire à la main. Les deux fractions repartent ensuite chacune vers leur filière, avec la dégradation habituelle des chaînes à chaque cycle de refonte, ce que l’on nomme le décyclage. Cette élégance du tri par densité explique aussi pourquoi les fabricants évitent désormais les manchons de suremballage et les colles qui compliquent la lecture optique, et pourquoi un bouchon en polychlorure de vinyle sur une bouteille en polytéréphtalate d’éthylène serait une aberration industrielle : les deux matières ont des masses volumiques proches et ne se sépareraient pas au bain. La compatibilité entre le corps et sa fermeture se décide donc à la conception de l’emballage, longtemps avant le geste de tri.

Précaution

Fondre des bouchons chez soi, au four ou au décapeur thermique, pour en faire des objets moulés est une pratique diffusée mais risquée. Les fumées de dégradation thermique des polymères ne se maîtrisent pas dans une cuisine, la nature exacte de la matière est rarement connue, et rien ne garantit l’aptitude au contact alimentaire de l’objet obtenu. Cette aptitude est déclarée par un fabricant pour une matière et un usage précis, elle ne se transmet pas à un objet refondu.