Quel plastique dans les voitures vendues ?
Les automobiles sont un élément essentiel de la vie moderne qui fait parfois débat, notamment dans l'usage des matériaux plastiques. Chaque jour, des millions de personnes les utilisent pour se rendre au travail, partir en vacances et faire leurs courses. Mais avez-vous déjà réfléchi à la façon dont les voitures sont fabriquées ? La plupart des voitures sont composées de divers matériaux, dont le métal et le plastique. Dans cet article de blog, nous allons examiner de plus près les différents types de plastique utilisés dans les voitures et pourquoi ils sont importants.
Thermoplastiques et thermodurcissables
Les deux principaux types de plastique utilisés dans la construction automobile sont les thermoplastiques et les thermodurcissables. Les thermoplastiques peuvent être fondus et réutilisés, tandis que les thermodurcissables ne peuvent pas être fondus ou remodelés une fois qu'ils ont été moulés dans la forme souhaitée. Les thermoplastiques sont utilisés pour des articles tels que les pare-chocs, les tableaux de bord, les éléments de garniture intérieure, les pommeaux de vitesse et les moteurs de fenêtres. Les thermodurcissables sont utilisés pour des pièces plus complexes, comme les réservoirs de carburant et les composants électriques, car ils résistent à des températures plus élevées sans se dégrader ou devenir cassants comme le feraient les thermoplastiques s'ils étaient exposés à une chaleur trop importante.

Le polypropylène (PP) dans les automobiles
Le polypropylène (PP), un type de résine plastique, est un matériau polyvalent qui a de nombreuses applications industrielles courantes. Aujourd'hui, le PP est de plus en plus utilisé dans la construction automobile en tant que composant important du processus de production. Ses utilisations sont variées - de la fabrication de grilles et de pare-chocs automobiles à la décoration des batteries et aux garnitures intérieures - mais il est particulièrement utile en raison de ses propriétés légères mais durables. En plus de ces avantages, le PP aide les constructeurs automobiles à produire des véhicules plus efficacement et plus rapidement en réduisant le poids et la complexité. Alors que les constructeurs automobiles continuent de rechercher de nouveaux matériaux qui réduisent les coûts et améliorent les performances des voitures, le PP reste un matériau fiable pour améliorer la façon dont les automobiles sont fabriquées, de l'ingénierie à la fabrication.
Le plastique ABS
Le plastique ABS est un type de matériau solide, léger et résistant à la chaleur utilisé dans de nombreux aspects de la fabrication automobile. Il est formé à partir d'une combinaison de matériaux distinctifs comme l'acrylonitrile, le butadiène et le styrène et est souvent utilisé dans les pièces internes d'une automobile, notamment les pare-chocs et les garnitures intérieures. En raison de sa polyvalence et de sa résilience, il peut être modifié pour s'adapter à presque tous les environnements et toutes les situations. Outre les pièces automobiles, le plastique ABS peut également être utilisé pour fabriquer des couvercles de roue de secours, des grilles, des poignées de porte, des miroirs latéraux et des phares. Grâce à ses caractéristiques de durabilité et de flexibilité, le plastique ABS est de plus en plus utilisé comme une alternative pratique dans l'industrie automobile.
Quatre étapes avant séparation, et trois destinations très inégales pour les matières.
Un exemple de voiture utilisant beaucoup de pastique : La Mehari
La Méhari est vraiment une voiture unique. Commercialisée en 1968, elle est principalement fabriquée en plastique, ce qui la rend légère et très résistante à la rouille. Ce classique français était considéré comme en avance sur son temps grâce à son mélange de style traditionnel et de technologie de pointe : les phares sont placés au-dessus du pare-brise comme une visière plutôt qu'à l'avant, les portes n'ont pas de cadre et tout l'intérieur est déjà en plastique. Il n'est pas étonnant que ce véhicule soit rapidement devenu une nouveauté pour les plagistes comme pour les citadins ; sa fonctionnalité de voiture ouverte de style jeep en fait un véhicule idéal pour les plages de sable ou les terrains hors route, tout en étant agréable à regarder. Bien qu'elle ait été éclipsée au fil du temps par d'autres voitures françaises populaires telles que la 2CV de Citroën ou les versions 4 de Renault, la Méhari en plastique aura toujours une importance particulière dans l'histoire de l'automobile, car elle a repoussé les limites avec un style non conventionnel tout en atteignant le statut de classique. Voiture devenue mythique, elle fait l'objet de toutes les attentions et vous pouvez parfois trouver des sociétés spécialisées dans la location de celle-ci à l'instar de Ibiza Sunlight Rentcar pour vos prochaines vacances sur l'île espagnole.

Le vieillissement des plastiques d’un véhicule
Les polymères d’une voiture subissent un régime que peu d’objets domestiques connaissent : rayonnement solaire direct, cycles thermiques quotidiens, vibrations permanentes, projections d’hydrocarbures et lavages répétés. Un habitacle fermé au soleil d’été monte très au dessus de la température extérieure, et les surfaces sombres du tableau de bord grimpent plus haut encore. Cette combinaison de chaleur et d’ultraviolets accélère l’oxydation des chaînes et le départ des plastifiants et des stabilisants incorporés à la matière. Le résultat se lit à l’œil : surfaces qui blanchissent, plastiques qui craquellent, garnitures qui deviennent poisseuses, jeux qui apparaissent aux clips.
Ce que le soleil fait aux pièces exposées
Les optiques de phare illustrent bien le phénomène. Le polycarbonate qui les constitue offre une transparence et une résistance au choc remarquables, mais il supporte mal le rayonnement ultraviolet ; il reçoit donc en fabrication un vernis protecteur en surface. Ce vernis s’érode avec les années, les projections de gravillons et les lavages abrasifs, et le polymère mis à nu jaunit alors puis se micro fissure, ce qui diffuse la lumière et réduit la portée de l’éclairage. Les rénovateurs vendus pour ces pièces reviennent à poncer la couche dégradée puis à reposer un vernis : sans cette dernière étape, la transparence retrouvée ne dure qu’une saison.
Acétone, dissolvants et nettoyants agressifs attaquent en surface plusieurs plastiques d’habitacle, notamment ceux à base de styrène. Un essai sur une zone cachée avant toute application évite une trace mate et définitive sur une planche de bord ou une garniture de porte.
Entretenir sans accélérer la dégradation
L’entretien courant compte davantage que les produits miracles. Un dépoussiérage régulier suivi d’un lavage à l’eau savonneuse tiède retire les corps gras et les particules abrasives sans rien dissoudre. Les rénovateurs très brillants à base de silicone donnent un effet immédiat, mais leur film retient la poussière, migre sur le pare brise et masque l’état réel de la matière. Une protection contre le soleil, pare brise occulté ou stationnement à l’ombre, agit sur la cause plutôt que sur le symptôme et prolonge sensiblement la tenue des surfaces claires comme des cuirs synthétiques. Quant aux pièces extérieures en polypropylène brut, un aspect grisé traduit une couche superficielle oxydée, et non une saleté : seuls des produits nourrissants prévus pour ces surfaces redonnent une teinte homogène, et l’effet demande d’être renouvelé une à deux fois par an. Les joints d’étanchéité méritent la même attention, car un élastomère desséché se déchire au premier hiver et laisse passer l’eau vers des zones que rien ne protège.
Le sort des plastiques quand la voiture part à la casse
Une automobile arrive en fin de parcours avec plusieurs centaines de pièces en polymère, réparties entre une dizaine de familles de matières. Ce gisement ne ressemble en rien à un flux d’emballages : les pièces sont grandes, souvent peintes, fréquemment associées à du métal, à de la mousse ou à du textile. Le véhicule hors d’usage passe par un centre agréé qui procède d’abord à la dépollution complète du véhicule, c’est à dire au retrait des fluides, de la batterie, du réservoir et à la neutralisation des dispositifs pyrotechniques. Ce n’est qu’ensuite que se pose la question du devenir des matières, et le plastique y occupe une place à part.
Ce que l’on démonte avant de broyer
Le démontage sélectif précède le broyage et conditionne tout le reste. Les pièces en bon état partent d’abord vers le réemploi, un feu arrière, un rétroviseur ou un élément de garniture trouvant preneur tel quel, sans aucune transformation de matière. Viennent ensuite les grandes pièces monomatières que l’on sait valoriser : les boucliers avant et arrière constituent le principal gisement plastique d’un véhicule, parce qu’ils sont volumineux, homogènes et faciles à repérer. Déposés, ils sont décapés de leur couche de peinture, broyés puis régranulés pour repartir dans des pièces généralement non visibles. Ce travail a un coût, et il ne se justifie que si la pièce est grande, propre et rapidement identifiable ; c’est la raison pour laquelle une console centrale composée de six matières collées entre elles reste, elle, sur la carcasse.
Le broyage sépare les métaux, moins bien les polymères
Ce qui reste après démontage passe au broyeur, puis dans une chaîne de séparation. Les ferreux sont récupérés par voie magnétique, les non ferreux par courants de Foucault, et ces deux flux trouvent des débouchés bien établis. Le reste forme un mélange léger de plastiques, de mousses, de textiles et de fibres, connu sous le nom de résidu de broyage. Le trier finement suppose de distinguer des polymères de densités voisines, souvent chargés, teintés et vieillis, ce qui reste techniquement délicat et économiquement fragile. Les pièces composites et les thermodurcissables aggravent le problème : un panneau en résine chargée de fibres de verre ne refond pas, un complexe planche de bord fait de peau, de mousse et de support rigide ne se sépare pas au broyage. Une part de ce résidu part donc en valorisation énergétique plutôt qu’en matière.
Un polymère techniquement recyclable ne l’est pas nécessairement dans un objet donné. La question utile n’est pas de quelle matière est faite cette pièce, mais combien de matières y sont associées et par quel moyen elles tiennent ensemble.
La conception décide en amont de ce qui sera récupérable
Les bureaux d’études disposent de plusieurs leviers, tous fixés bien avant la première immatriculation. Le premier consiste à graver le sigle de la résine dans le moule, sur la face cachée, afin qu’un opérateur reconnaisse la matière sans analyse. Le deuxième vise à réduire le nombre de familles employées sur un même sous ensemble, quitte à retenir un compromis de performance. Le troisième privilégie les liaisons démontables, clips et vis, sur les collages et les surmoulages qui rendent la séparation impossible. Le quatrième porte sur l’aspect : une teinte dans la masse évite une peinture, donc une opération de décapage en fin de vie. Ces choix ne changent rien au comportement de la voiture en service, mais ils déterminent si une pièce finira régranulée ou incinérée.
| Type de pièce | Facilité de retour en matière |
|---|---|
| Bouclier en polypropylène teinté ou peint | Bonne, à condition d’être déposé avant broyage |
| Réservoir et conduits multicouches | Faible, les couches ne se séparent pas |
| Planche de bord peau, mousse et support | Faible, complexe collé et multimatière |
| Panneau en résine chargée de fibres | Très faible, un thermodurcissable ne refond pas |